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La philosophie est-elle un luxe ?

Lors de l’apprentissage de la philosophie au lycée, on peux se poser des questions relatives à l’utilité de la philosophie. La philosophie est t-elle un luxe ? Question plus large, et tout aussi intéressante. Malgré une très faible sagesse, je vais tenter de répondre à cette question, en me basant sur la logique, et le travail déjà établis par beaucoup d’autres hommes.

Comment s’interroger sur l’utilité de la philosophie sans la définir ? La philosophie, est littéralement l’amour de la sagesse. Une définition précise adapté à tout, ne peux exister. La philosophie est une science qui s’adapte à chaque esprit, et ainsi, chacun peut en faire ce dont-il a envi. Outre des longs débats sur ce qu’est la philosophie, on peux simplement dire que faire de la philosophie, c’est poser des réflexions, réfléchir, atteindre un certain niveau de sagesse. Le luxe, désigne des éléments superflus, qui ne relèvent pas de la stricte nécessité. Souvent témoin d’un décalage entre deux classes de populations, le luxe peut même devenir péjoratif au regard de certains. Même si ça peut sembler paradoxal, le luxe, chose de superflu, n’est pas inutile. Il favorise l’innovation, pour garder une longueur d’avance par rapport aux choses communes, et ainsi rester un luxe. Il nécessite beaucoup de créativité, et dans un domaine économique de consommation, il est un excellent secteur d’activité. Il permet d’obtenir une certaine image, et de déjouer les préjugés. Le luxe a donc tout son lot d’applications, et c’est pour cela qu’il existe, et qu’il est même en extension, dans notre société de consommation. Outre la culture, les contraintes importantes, l’utilité d’une chose est relative en fonction de chaque individu, et dans la situation dans laquelle il se trouve.

Pour tenter de répondre à la problématique, je vais utiliser une théorie bien connue en psychologie; la pyramide des besoins, définie par Abraham Maslow. Réalisée en 1940 à partir d’observations sur la motivation, elle regroupe de façon simple et intelligente les principaux besoins des êtres humains. Pour plus de commodité, la théorie est représentée sous forme d’une pyramide à cinq niveaux. À la base se trouve les besoins physiologiques, et à chaque étage, on se rapproche des besoins d’auto-accomplissement. Dans l’ordre, on trouve les besoins physiologiques, la santé, la survie, l’instinct. Ces besoins peuvent être prioritaires sur la conscience. On trouve ensuite le besoin de sécurité, matériel, morale, affective, etc… Ensuite viennent les besoins de reconnaissance, et d’appartenance sociale. Comme le besoin d’aimer, d’être aimé, d’avoir de l’amitié. Viennent les besoins d’estimes, avec en premier l’estime des autres, et ensuite l’estime de soi. Ça peux être le respect, le fait de se valoriser, en ayant une activé valorisante. Les derniers besoins de la pyramide, les plus flous, et les plus changeants en fonction des individus, sont les besoins d’auto-réalisation. Comme l’apprentissage pour le plaisir, l’envie d’améliorer le monde, etc… Selon Maslow, on ne peux satisfaire un besoin, si les besoins de l’étage inférieur ne sont pas satisfaits. Cette linéarité est la plus grande critique de cette théorie. Dans les faits, on peux passer à un pallier supérieur, mais seulement dans un but d’en attendre un autre, si on ne trouve pas d’autre solution. On peux par exemple abandonner un besoin de sécurité pour réaliser un défit, dans le but d’obtenir de l’estime des autres, ou de soi. Cette théorie donne une idée globale du comportement humain, mais comme chaque humain est différent, certains ne peuvent pas du tout se retrouver dans ce modèle.

Où placer la philosophie dans cette pyramide ? D’après sa définition, la philosophie dépend de ce que chaque personne veut en faire. Ça position est donc différente en fonction des individus. Certains ne l’envisagent pas, jusqu’à l’ignorer, d’autres vont y accorder une très grande importance, mais pas forcément pour les mêmes raisons. On peux se servir de la philosophie dans le but d’obtenir de l’estime, où s’en servir dans un but d’accomplissement personnel. Quoi qu’il en soit, la philosophie se trouve en haut de cette pyramide, et n’est pas du tout prioritaire face aux besoins instinctifs, ou de sécurité. Lorsque l’on se trouve bloqué dans un pallier en situation de difficulté, ou alors que l’on ne veux pas progresser car notre base n’est pas solide, on considère les paliers supérieurs comme quelque chose que l’on ne peux pas se permettre, comme inutile en l’état actuel des choses. On peux alors parler d’un luxe, de quelque chose d’inutile, que l’on ne peux pas se permettre. Si la philosophie est dans un palier supérieur, la philosophie est clairement un luxe. Si par contre, on a atteint ou dépassé le pallier contenant la philosophie dans son cas, la philosophie n’est plus un luxe, mais un besoin essentiel.

Cette logique toute simple est la clé de la question. Philosophie et luxe sont deux choses différentes. Mais en fonction de sa situation, on peux considérer la philosophie comme un luxe. Dans une situation de guerre par exemple, la philosophie est un luxe. Pour un sage dans une situation heureuse, la philosophie est un besoin nécessaire à son accomplissement personnel. La philosophie sert à l’accomplissement personnel de chaque individu, elle n’est cependant pas prioritaire.


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